2026

Un monde de …brut

Né de l’intuition de Jean Dubuffet, l’Art Brut bouscule les frontières de l’art conventionnel en valorisant les créations spontanées des marginaux, des autodidactes et des « fous », offrant ainsi une nouvelle perspective sur la beauté brute, détachée des normes académiques et sociales.

Ce mouvement artistique a d’abord été défini par Jean Dubuffet en 1945, C’est l’oeuvre d’un autodidacte, de quelqu’un qui n’a pas appris. Vous ou moi par exemple… Pas suffisant. Il faudrait aussi être un tantinet marginal …. se situer en dehors du système de l’art, voire ne pas avoir conscience de faire de l’art.

Les définitions diverses ont évoluées et aujourd’hui l’art brut est mis sur le même plan que les autres formes artistiques

« Dubuffet choisissait l’art brut pour provoquer, bousculer voire déranger, mais aussi pour réfléchir. Il a questionné la notion d’œuvre d’art : faut-il nécessairement qu’elle soit faite par un artiste qui a suivi une formation ou qui vient d’un milieu académique et artistique ? La réponse est non. Ce n’est pas l’école qui nous apprend à être un artiste. C’est une sorte de génie. C’est réjouissant de voir que les gens s’intéressent autant à l’art brut maintenant. Dubuffet avait une revendication politique : l’art brut aurait renversé l’art culturel. On en n’est pas arrivé là, c’est plutôt le système qui a intégré l’art brut dans son champ. » Sarah Lombardi

Et puis il y a eu une sous famille à l’art brut ; celle qui inclut des artistes qui passionnés d’art brut, qui étaient singuliers, mais qui n’étaient pas dans l’art brut.

On pourrait écrire que les artistes deviennent bruts quand ils sont libres, qu’ils ne se soucient plus du regard des autres, qu’ils créent pour eux-mêmes; ce qui ne les empêche pas d’exposer.

Finalement, c’est plutôt complexe. On ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac. et les « définitions » changent encore et encore …

Ousmane Sow

Ousmane Sow sculptait depuis sa plus petite enfance. Cet artiste sénégalais était originaire de Dakar et son œuvre est profondément enracinée dans la terre africaine et éminemment universelle ;

Sculptant la plupart du temps des hommes en action, l’artiste fait de la lutte, la métaphore et le lieu même de son travail. S’attachant à représenter l’homme, il travaille par séries et s’intéresse aux ethnies d’Afrique puis d’Amérique, et puise son inspiration aussi bien dans la photographie que dans le cinéma, l’histoire ou l’ethnologie.

Il partait d’une structure solide en fer à béton pour donner la position et le mouvement à ses personnages monumentaux puis  superposait de la paille et des morceaux de tissu enrobés d’une mixture secrète composée de terre et de résines.

À partir de 1999, il a aussi collaboré avec la fonderie de Coubertin pour créer des tirages en bronze de ses œuvres, en travaillant minutieusement la patine (oxydes de fer et de cuivre) pour donner vie à la peau de ses statues.

Il est décédéle 1er décembre 2016 et fut le le premier Noir à devenir membre de l’Académie des Beaux-Arts de Paris.

«Ceux qui se soumettent, sans rien tenter, ne m’intéressent pas : j’aime souligner que les petits ont une chance contre l’asservissement. J‘ai un caractère entier. Je ne suis pas du genre à faire la cour aux puissants» (Ousman SOW)

Renoir : un des plus grands peintres de l’impressionisme

 Ses tableaux, et pas les meilleurs, ont servi, entre autres, à illustrer des boîtes de chocolats trop sucrés Ainsi son oeuvre -t-elle pu être considérée parfois comme mièvre,

Fils de petites gens, (père est tailleur, mère couturière) il est dès l’âge de 13 ans en apprentissage dans une fabrique de porcelaine, dont il décore les productions avant d’intégrer l’Ecole des beaux-arts,

Les jeunes femmes qu’il représente sont endimanchées, pour être belles durant leur jour de congé, qu’elles passent à danser ou à – modestement – festoyer dans les bals populaires ou les guinguettes de la banlieue parisienne.

Paul Perrin (commissaire d’exposition) écrit que » toute la peinture de Renoir est finalement consacrée à célébrer une forme de lien humain. (….) la peinture de Renoir parle de comment on fait société »

Gourdon. Le premier Salon de la Vannerie a tressé des liens d’exception (article de la Dépêche)

Le petit-déj des vanniers et des organisateurs du CAC.  DDM Patrick LeleuLe petit-déj des vanniers et des organisateurs du CAC. DDM Patrick Leleu

Expositions, Lot, Gourdon

Publié le 12/05/2026 à 05:14 ,

Dans le cadre de la Biennale Végétal organisée par le Comité d’animation culturelle (CAC), la cité gourdonnaise a vibré au rythme d’un savoir-faire ancestral mais résolument moderne. Samedi et dimanche, la ville a accueilli son tout premier Salon de la Vannerie, un événement qui a transformé le paysage local en une vitrine de l’artisanat d’art de haute volée. L’inauguration officielle s’est déroulée dans une atmosphère chaleureuse, marquée par les mots de bienvenue de Nicole Bruneau et de Nathalie Foures.

Nathalie a tenu à souligner l’exigence de cette édition inaugurale : les 14 exposants présents sont tous des professionnels confirmés. Pour la grande majorité, ils ont été formés à l’unique école de vannerie de France, située à Fayl-Billot dans la Haute-Marne. Cette formation d’élite se ressent dans chaque pièce : ici, la maîtrise technique est totale.

Les visiteurs ont pu admirer des artisans experts, capables de dompter les matériaux les plus variés. Si l’osier reste roi, le jonc, la ronce, le bambou ou encore le châtaignier s’invitaient dans les compositions. En jouant sur les diamètres des brins, les vanniers ont su créer des volumes à la fois imposants et aériens, exploitant avec subtilité les nuances chromatiques naturelles des bois.

La diversité des œuvres présentées a littéralement bluffé le public, bestiaire végétal et objets du quotidien. Bien sûr, le panier était à l’honneur, mais sous toutes ses coutures : classique, stylisé, déformé, avec ou sans anse, et même des modèles douillets spécialement conçus pour nos amis les chats.

Au détour des stands, le réalisme des sculptures animales a provoqué l’émerveillement. Hérissons plus vrais que nature, poissons frétillants d’osier ou canards élégants côtoyaient des nids d’oiseaux particulièrement tentants. Le salon proposait également une incursion dans la décoration d’intérieur avec des fleurs tressées, des porte-encens délicats et des objets de design épurés.

Plus qu’une simple exposition, ce salon fut un lieu d’échange. Plusieurs vanniers ont réalisé des démonstrations en direct, dévoilant les secrets de la torsion et de l’entrelacement. Voir la matière brute se transformer sous l’agilité des doigts a permis de prendre la mesure de la patience requise pour de tels ouvrages et la magie du geste en direct n’a pas son pareil.

Ce premier rendez-vous est une réussite éclatante. En mettant en lumière ces « sculpteurs de nature », Gourdon a prouvé que la vannerie, loin d’être un art oublié, est une discipline d’avenir, durable et profondément créative. Une immersion poétique dans le monde du tressage qui, on l’espère, appellera de nombreuses autres éditions.

Guy Wil Quartet – jazz en plein air… un régal

GuyWil Quartet – set liste – 12 juin 2026
1- « Four » (Eb) – Miles Davis (1954)
2- « Poinciana » (F) – Nat Simon and Buddy Bernier (1936)
3- « Love for sale » (Bbm) – Cole Porter (1930)
4- « Straight no chaser » (F) – Thelonious Monk (1951)
5-  « Naïma » (Ab) – John Coltrane (1959)
6-  « 500 miles high » (Em) – Chick Corea (1973)
7- « Very Early » (C) – Bill Evans (1962)
8- « African Skies » (Fm) – Michael Brecker (1996)
9- « My vision of cool » (Am) – Guillaume Wilmot (2012)
10- « Escape » (Am) – Guillaume Wilmot (2015)
11- « Acapulco » (Cm) – Guillaume Wilmot (2008)
12- « Solar » (C) – Miles Davis (1954)
13- « How insensitive » (Dm) – Antonio Carlos Jobim (1963)
14-  « Mercy Mercy Mercy » (Bb) – Joe Zawinul (1966)
15-Caravan (Fm) – Duke Ellington (1936

Street Art : Une conférence de Geneviève Furnemont

Le street art, autrefois considéré comme un acte de vandalisme, s’impose aujourd’hui comme une forme d’art à part entière, célébrée dans les galeries, les musées et les rues du monde entier.

Samedi 30 Mai à 15 h une conférence de Geneviève nous parlera de cet art de la rue qui n’est pas qu’une question d’esthétique, mais aussi un langage.

Des fresques de Banksy dénonçant les inégalités sociales aux pochoirs de Miss.Tic poétisant l’espace public, chaque œuvre raconte une histoire, souvent politique ou sociale. À Lyon, les murales de la Fresque des Lyonnais célèbrent l’identité locale, tandis qu’à Marseille, les créations de Jace ou Honet dialoguent avec l’histoire industrielle de la ville.


Mroir des sociétés modernes, c’est un art accessible à tous qui investit les murs, les trottoirs, les abribus, et s’offre au regard de tous, sans barrière économique ou culturelle. Cette accessibilité en fait un outil puissant pour sensibiliser, éduquer ou simplement embellir le quotidien.

Longtemps associé à la contre-culture, le street art a connu une métamorphose radicale. Des artistes comme Invader, Banksy ou Shepard Fairey (créateur de l’icône Obey) sont désormais exposés dans des institutions prestigieuses. En 2024, la vente aux enchères d’une œuvre de Banksy, « Love is in the Bin », a atteint plus de 25 millions d’euros, symbolisant cette reconnaissance.

1ère exposition des artistes amateurs de la Bouriane

Gourdon en Quercy ouvre l’église des Cordeliers à une exposition unique en son genre : une célébration de la créativité et de la passion des artistes amateurs.

Organisée par le Comité d’Animation Culturelle de la ville, cette manifestation met en avant des œuvres variées, allant de la peinture à la sculpture, en passant par la photographie, et l’art textile.

C’est l’occasion de découvrir des talents méconnus, mais tout aussi inspirants. Des créations audacieuses et personnelles. Chaque œuvre raconte une histoire, exprime une émotion ou explore une idée, et nous prouve que l’art n’appartient pas uniquement aux professionnels.

Vous pourrez y admirer une grande variété de styles et de techniques. Que ce soit des toiles abstraites, des portraits réalistes, des sculptures en terre, de la céramique ou des photographies poétiques, chaque pièce reflète l’unicité de son auteur. Certains artistes s’inspirent de la nature, d’autres de l’urbain ou de l’introspection, offrant ainsi un panorama riche et éclectique.

L’exposition est ouverte à tous, C’est l’occasion idéale pour discuter avec les artistes de leur processus créatif, de leurs inspirations et de leurs défis.

Ne manquez pas cette opportunité de plonger dans l’univers captivant des artistes amateurs. Une exposition qui rappelle que l’art est avant tout une question de passion, de persévérance et de partage

Un vernissage convivial se tiendra le Samedi 30 Mai à 11 h sur l’esplanade de l’église des Cordeliers

La presse régionale en parle !

Interview de Patrick Leleu correspondant de la Dépêche du midi

Le rendez-vous est pris à l’espace des Cordeliers du 1er au 17 mai, pour la Biennale. Entre deux coups de fil et le déchargement de caisses d’œuvres d’art, Jean-Pierre Cuny, président du Comité d’animation culturelle (CAC), nous accorde un moment. À ses côtés, Valérie, Sylvie et Nicole, piliers indispensables d’une organisation qui ne laisse rien au hasard.

Jean-Pierre, cette 7e Biennale s’annonce monumentale avec quarante exposants et une multitude de disciplines. Comment parvient-on à une telle diversité ?

C’est un défi permanent ! Le thème du végétal est un terreau fertile qui nous permet de mêler la photographie, la vannerie, le vitrail ou encore la sculpture. Mais pour que cette alchimie opère, il faut une vision claire et, surtout, une équipe capable de la porter.

Justement, vous insistez sur le fait que ce projet n’est pas l’œuvre d’un seul homme. Pourquoi est-ce si important de mettre en avant votre équipe ?

Parce que sans elle, et sans tous les autres bénévoles, l’espace des Cordeliers resterait vide. C’est bien grâce au travail exceptionnel de toute une équipe que la Biennale existe. Ce que le public voit le jour du vernissage, c’est la floraison, mais les racines, ce sont ces mois de préparation intense.

Valérie, Sylvie, Nicole, quel est votre rôle dans cet engrenage ?

C’est une logistique de l’ombre ! Il faut coordonner l’arrivée des artistes, organiser les conférences au cinéma L’Atalante, gérer les ateliers pédagogiques et veiller à ce que chaque œuvre trouve sa place. Notre rôle est de transformer une idée en un parcours fluide et accueillant pour les habitants de Gourdon. On ne compte pas nos heures, mais voir la ville s’animer autour de l’art est notre plus belle récompense.

Qu’est-ce qui fait la particularité de cette équipe ?

La complémentarité. Chacun apporte son expertise et sa sensibilité. Que ce soit pour la mise en place du premier Salon de la vannerie ou pour l’exposition à ciel ouvert de Cédric Pollet, il y a une confiance mutuelle totale. C’est une synergie humaine où la passion pour notre territoire et pour l’art prend le dessus sur la fatigue.

Un dernier mot avant le vernissage du 1er mai ?

Venez découvrir ce que la solidarité et l’engagement associatif peuvent produire de plus beau. Cette Biennale est un hommage à la nature, mais c’est aussi, indirectement, un hommage à l’effort collectif.

 » Végétal « 

Cette 7ème édition, « Végétal » , se déroulera prochainement du 1er au 17 Mai 2026.

Elle sera devancée par l’installation des Photographies sur bâches de Mr Cédric POLLET dans la ville et auprès des partenaires.

Au fil du temps de multiples partenariats s’impliquent toujours plus sur le territoire. Encore cette année, la BIG et l’Ecole Intercommunale de Musique s’engagent aux côtés de cet événement ainsi que Perce-neige. La MJC, notamment , rejoint les 1/2/3 Mai avec sa « Faites des Jardins » et son Carnaval « Le Monde vivant ».

Quand l’art s’enracine dans le végétal, une bonne trentaine d’artistes vous proposeront leurs magnifiques œuvres inspirées de la nature au sein de l’église des Cordeliers. La Filière des Métiers de la Mode, la Cité scolaire Léo Ferré, « Au fil de la Bouriane » y seront magnifiquement présents.

Un programme vous sera proposé tout au long de ces 17 journées sur le territoire de la Communauté de Communes Quercy-Bouriane (CCQB) .

 Nous gardons 2 manifestations-surprise secrètes dont nous vous dévoilerons la date plus tard !        

Nous pouvons vous annoncer d’ores et déjà la tenue d’un salon Salle des Pargueminiers les 9 et 10 Mai « Entre mains et brins: la magie de la Vannerie » suivi de « Végétal en lumière: créations artisanales »  les 14/15/16 mai ,  toujours dans cette même salle.

Nous vous souhaitons de belles rencontres artistiques et d’enrichissantes participations aux diverses programmations !

Voir le Catalogue des exposants: ICI

« Appuie sur le biniou et branche la carte son !

Un concert réjouissant pour petits et grands au son de vieux vinyles de musette passés au sampler, et agrémentés de bons gros beats électro. Voici le tapis sur lequel vient rapper MC Ferguson.

Le Big-boss du musette refait surface dans le monde moderne, accompagné d’Yvette aux platines, pour faire chauffer les planches et réchauffer la foule.

La devise : « Appuie sur le biniou et branche la carte son ! Ça va bouger dans les chaumières et ressusciter ta grand-mère ! »

Appel à participation – exposition d’artistes amateurs

Le Comité d’Animation Culturelle de Gourdon propose une exposition d’artistes amateurs de la Bouriane . L’occasion de participer à l’offre culturelle de notre territoire en exposant les créations dans le magnifique cadre de l’église des Cordeliers de Gourdon . L’exposition se déroulera du samedi 30 Mai au dimanche 7 Juin

Toutes les formes d’expression artistique sont acceptées.

Alors ! à vos marques, prêt ! peignez, dessinez, pastellez, aquarellez, collez, sculptez, brodez, gravez, photographiez,…

A noter que les œuvres présentées ne pourront pas être vendues pendant l’exposition. Quelques règles:

La date limite d’inscription est fixée au 2 Avril 2026 minuit

Les modalités de participation

  • Résider en Bouriane ou être adhérent d’une association de la Bouriane ( la liste des communes de la bouriane est disponible ici : 
  • Être artiste amateur
  • Les œuvres collectives sont acceptées
  • Un jury composé de membres du CAC Gourdon sélectionnera les œuvres retenues et annoncera les résultats (individuellement) le 30/04. Un dossier sera transmis aux artistes retenus qui précisera les modalités pratiques qui seront à respecter.

Un « dossier de candidature  » est à transmettre à l’adresse mail : am.cac.gourdon@gmail.com au plus tard le 2 Avril 2026 minuit et devra :

  • comprendre des photo(s) de ou des œuvre(s) en format JPEG ou permettant une bonne résolution
  • Mentionner pour chaque œuvre proposée, le titre, la technique utilisée, les dimensions
  • Fournir les coordonnées (nom prénom e-mail, téléphone, lieu de résidence de l’artiste amateur concerné

Les œuvres sélectionnées seront à apporter à l’église des cordeliers le jeudi 28 Avril et /ou le vendredi 29/04 (les modalités précises seront communiquées aux artistes sélectionnés).

La participation à l’exposition est gratuite et ouverte à tout le monde.

Pour vous aider, vous pourrez retrouver sur le site du CAC un formulaire (cliquez) qui vous guidera

Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse am.cac.gourdon@gmail.com

Une conférence pour découvrir la vie, l’œuvre et l’héritage d’un géant de l’art

Le samedi 14 mars 2026, Geneviève Furnemont vous fera voyager au cœur de la vie et de la révolution artistique portée par ce génie de la couleur et de la lumière qu’est Henri Matisse


Pourquoi Matisse ? Henri Matisse, figure majeure du fauvisme et de l’art moderne, a marqué l’histoire de l’art par son audace et sa quête incessante de simplicité et d’émotion. Ses œuvres, comme La Danse, La Musique ou les célèbres gouaches découpées, continuent d’inspirer et de fasciner. Cette conférence sera l’occasion de redécouvrir son parcours, ses influences et son impact sur l’art contemporain.

A la fin de la conférence, un échange avec la conférencière répondra à toutes vos questions.

A noter :
Plus de 300 peintures, dessins, livres et gouaches découpées retracent, entre 1941 et 1954, le parcours d’un artiste libre et en perpétuel mouvement au musée du Grand Palais à Paris, du 24 mars – 26 juillet 2026

Frida kalho : La souffrance sublimée

Une vie de souffrances physiques et d’épreuves. Elle incarne une soif intense de vivre malgré tout.

Sa peinture naît de longs mois d’alitement, devenant une échappatoire et un exutoire : elle y exprime ses douleurs, ses chagrins, ses rares moments de joie, et une explosion de couleurs pour contrer la grisaille de son existence. Ses autoportraits, intenses et symboliques, reflètent sa vie tumultueuse. Passionnée et tourmentée, Frida cherche désespérément l’amour, d’abord auprès de Diego, qu’elle épouse à deux reprises, puis à travers d’autres relations, hommes et femmes, pour combler sa détresse.

L’artiste mexicaine est difficile à classer dans une catégorie spécifique car son œuvre picturale évolue au fil des années, traversant divers courants artistiques. L’artiste ne s’enferme dans aucune classe prédéfinie. Quand André Breton tente, en 1939, de faire d’elle une peintre surréaliste, à l’occasion de l’exposition sur le Mexique à Paris, Kahlo réagit rapidement, elle dira “Ils pensaient que j’étais une surréaliste, mais je ne l’étais pas. Je n’ai jamais peint de rêves, j’ai peint ma réalité.” Le style de l’artiste est hétéroclite, c’est-à-dire qu’il se compose de plusieurs styles différents, mêlés les uns aux autres et produisant une peinture unique, originale et dont la force et la grandeur résonnent jusqu’à nous. 

Si Frida peint sa réalité, les éléments et la composition n’en restent pas moins irrationnels, étranges et magiques. C’est pourquoi on utilise cette expression de “réalisme magique”.
La technique favorite de l’artiste est sans aucun doute l’autoportrait. Elle en a peint 55 sur un total de 143 toiles !